samedi 31 décembre 2011

FAIENCE DE NEVERS

FAIENCE DE NEVERS : émission Le Salon Noir de France Culture avec Jean Rosen, directeur de recherches au CNRS interrogé par V.Charpentier, mercredi 14 décembre 2011, 14h30
Compte-rendu de l’émission :
Jean Rosen souligne que les manufactures de Nevers ont produit des choses extraordinaires et ordinaires donc d’un grand intérêt. Ce grand intérêt des faïences a été souligné lors du Congrès de Saint-Denis en 1985 : en effet, jusqu’à cette date, les couches supérieures des chantiers de fouille passaient à la poubelle mais depuis 1985, un effort a été fait dans l’exploitation archéologique de ces couches plus récentes.
Une complémentarité intéressante :
-          L’étude de cette céramique bien particulière, reflet très précieux pour l’archéologue
-          L’étude de tous les aspects, en particulier comment les images voyagent.
Le goût de cette étude est apparu très jeune chez Jean Rosen, à 16 ans et ne l’a pas quitté jusqu’à maintenant qu’il est proche de la retraite. Il se définit lui-même comme un historien improbable mais il en est très content car cette position lui donne beaucoup de libertés.
Ce qui l’aiguillonne c’est de comprendre la complexité extraordinaire de ces niches. Les recherches vont utiliser les archives, l’archéologie, les analyses en laboratoire (archéométrie) et la connaissance des collections privées pour couvrir un panorama intéressant.
Une notation particulière pour l’archéométrie par fluorescence X : hommage est rendu par Jean Rosen à Maurice Picon, du laboratoire de Céramologie du CNRS de Lyon. Cette analyse élémentaire des argiles et des pâtes permet l’attribution non à l’œil mais à la machine, ce qui a permis de revisiter des traditions d’origine par exemple les collectionneurs de faïence de La Rochelle ou du Croisic ont été obligés de constater que ces faïences provenaient de Nevers.
Une autre légende que J.Rosen tient à rectifier concerne Bernard Palissy qui n’est pas l’inventeur de la faïence qui est apparue en réalité vers 800 en Irak et qui est arrivée en France au 13e siècle. Bernard Palissy ne faisait donc pas de faïence mais des terres vernissées, décorées avec des oxydes métalliques.
L’histoire des faïences de Nevers : au 16e siècle, on assiste à une recrudescence des manufactures de faïence à partir de l’Italie (majoliques). Les faïenciers italiens ligures s’installent à Lyon à partir de 1512 et à Nevers à partir de 1585 où ils sont venus retrouver les verriers d’Altare soutenus par le Duc de Nevers, Louis de Gonzague de la famille du Duc de Mantoue. Les manufactures de faïence vont donc être créées avec l’argent des verriers. Au démarrage de la production, l’influence italienne se marque par la création de bianchi di Faenza, une faïence blanche et peu décorée. Mais dès ce début, il faut souligner que la clientèle de cette production est aristocratique. Une famille marquante : les Conrade, Italiens, frères, cousins ouvrent des ateliers où travaillent des ouvriers locaux.
Ce qui a favorisé l’expansion des faïenceries de Nevers fut la construction du canal de Briare en permettant les transports de marchandises jusqu’en Hollande. En 1700, on compte 10 manufactures à Nevers (on ne peut guère du point de vue du nombre que la comparer avec Delft. Le 17e siècle est son âge d’or.
Les décors : incroyable diversité des décors ; n’oublions pas l’influence des romans de bergeries, les pastorales, les décors « chinois » : à partir de divers apports, il se crée un style propre, véritable caisse de résonance ; pour le chercheur, l’observation de la vie des images est d’une grande richesse (exemple : la transformation de la représentation d’un Chinois, peu à peu, en la représentation d’un paysan occidental bizarre). Le faïencier est le répercuteur d’un certain nombre d’influences.
Le goût de l’orientalisme se marque surtout de 1650 à 1720 dans ce qui est appelé la porcelaine de Nevers qui est , en réalité,  une faïence avec un décor bleu.
Les fouilles, 14, rue du Singe à Nevers ont permis la découverte d’une 13e manufacture par son dépotoir qui contenait, dans les niveaux inférieurs, des essais de rouge.
Un métier de la faïencerie : l’emballeur de faïence qui utilisait des caisses en bois et de la paille jusqu’au 19e siècle. Une assiette de Nevers porte le dessin d’un emballeur. Cette spécialité est importante puisque les contacts avec les chercheurs d’outre-Atlantique montrent que l’on a retrouvé de la faïence de Nevers du Canada à la Guyane en passant par les Antilles. Cette faïence est donc un extraordinaire marqueur.
A la fin du 18e siècle, les manufacturiers privilégient la quantité par rapport à la qualité. La Révolution entraîne une crise et un déclin. Un renouveau au 19e siècle avec Antoine Montagnon qui développe la faïence « esthétique ». On peut dater la fin de ce renouveau à la mort de Montagnon en 1900.
Le Musée de la Céramique de Sèvres a monté une exposition très réussie sur l’histoire de la faïence et bien sûr les productions de Nevers  y ont leur place. www.sevresciteceramique.fr
Jean Rosen a publié, en 2011, 4 volumes de ,  Edition Faton. Consulter http://www.faton-beauxlivres.com/
Commentaires et compléments personnels :
Une émission intéressante, une synthèse forcément succincte vue la durée de l’émission, faite par un scientifique encore passionné par son sujet.
Les faïenceries de Nevers qui perpétuent la tradition :
-           Faïence d’Art de Nevers (fondée par Antoine Montagnon et encore dirigée par la famille Montagnon) 10, rue de la Porte du Croux 03.86.71.96.90
-          Faïencerie Georges, 11,  avenue Colbert. 03.86.61.09.12.
-          Faïence Bleue, 22, rue du 14-juillet. 03.86.59.07.65.
L’office de tourisme de Nevers organise des visites : http://www.nevers-tourisme.com/

samedi 17 décembre 2011

VOYAGE EN TURQUIE AVEC BEN – MAI/JUIN 2011

Quelques villes traversées lors de notre périple en Turquie et où la rencontre avec la céramique a pu se faire mais trop rapidement à mon goût :

-          Avanos, en Cappadoce, au nord de Göreme est traversé par le Kizil Irmal ou fleuve Rouge dont les rives donnent une terre rouge qui a permis l’installation de nombreux potiers sur ce site depuis la plus haute antiquité.  C’est une petite ville très agréable où de nombreux commerçants parlent le français. La promenade le long du fleuve a été aménagée et permet d’observer les vols de canards qui ont élu domicile sur un îlot. Appréciable aussi, le marché du vendredi, coloré et bien achalandé. La vieille ville possède encore de belles maisons aux frontons sculptés. Avis aux camping-caristes : halte possible le long du fleuve, vers la gendarmerie. 
Côté céramique : de nombreuses boutiques de potiers ; notre passage trop rapide dans cette  ville ne nous a pas permis de voir les potiers en action.

Sur la grand-place, un monument réalisé par H.Omer Taskin en 1974 montre un potier à l’ouvrage, une femme et une fillette tissant un tapis, une femme assise sur un âne, un enfant émergeant d’une sacoche. 
 





Le long du fleuve, ont été construits, par les élèves du Collège Professionnel de Cappadoce,  des    exemples de fours à sel, de fours anagama et norigama. Maître Fred Olsen (USA) a patronné la construction du four à sel lors du 6e Symposium de Céramique d’Avanos et de l’Atelier Four à sel, du 15 juin au 1er juillet 2008. Maître Yoshiyuki Ito et  Maître Norinao Matsuyama  (Japon) ont supervisé la construction des fours anagama et norigama lors du 7e Symposium de Céramique d’Avanos et de l’Atelier de cuisson anagama, du 13 au 28 septembre 2009.




-          Bitlis : la ville se situe à 1545 m d’altitude, à 25km du lac de Van, sur le haut plateau anatolien. Encore beaucoup d’artisans (travail du fer), de petites boutiques, une atmosphère authentique. Des monuments anciens : mosquée et médresa du 11e siècle (en rénovation pour la transformer en musée). Un château domine la petite ville.
C’est dans ces rues étroites et animées que nous avons découvert des poteries culinaires rustiques (dont des barattes et des fours).





-          Iznik : sud de la Mer de Marmara. Le centre d’Iznik est entouré de grands murs d’enceinte d’époque bizantine. La renommée d’Iznik pour les carreaux polychromes et une « faïence » (plus justement une céramique siliceuse : 80% de silice, 10% de fritte plombeuse, 10% d’argile blanche, recouverte d’un engobe également siliceux) inégalée à ce jour remonte à l’installation d’artisans chassés de la ville perse de Tabriz par le sultan Selim Ier, le « terrible » (1512-1520). Les productions de ces artisans  (plats circulaires essentiellement et carreaux), de 1480 au début du 18e siècle, étaient principalement destinées aux Cours des Sultans. Réfèrences personnelles :
·        Jean Rosen –Histoire d’une collection In La revue de la Céramique et du Verre, n° 147 mars-avril 2006, pp. 22-23
Jean Rosen (CNRS, Dijon) est un spécialiste de la faïence en France du 13e au 19e s. Il intervient dans une émission sur France Culture le mercredi 14 décembre 2011 : le Salon noir à 14 h30 sur le thème de l’archéologie des faïences de Nevers.
·        Laure Soustiel – Céramiques ottomanes/Iznik In Catalogue de l’Exposition Un collectionneur et mécène marseillais. Faïences provençales et Céramiques ottomanes, 25 novembre 2006 - 18 mars 2007, pp.370- 423
Laure Soustiel est un expert en art islamique. Référence : http://www.soustiel.com/ qui présente, entre autres, un catalogue de pièces provenant d’Iznik.
Actuellement, des céramistes tentent de refaire vivre Iznik par leurs créations originales et variées : leurs boutiques sont installées principalement  dans deux rues proches du centre et dans une ancienne medresa, Suleyman Pasa Medresesi.
Iznik est bordé par un lac dont les rives ombragées permettent un séjour agréable.

-          Karatepe : à l’est de la Turquie méditerranéenne. Au bout d’une route serpentant dans une garrigue touffue, une promenade archéologique sans pareil dans un site hittite (13e siècle avant J.C.) avec des gravures tantôt attendrissantes tantôt majestueuses : à ne pas rater. C’est le Karatepe – Aslantas Müzesi ou musée du lion de pierre de la colline noire. Le site domine un lac de barrage, le lac Ceyhan : coup d’œil admiratif garanti. Le site possède un petit musée intéressant.  Pour les campings-caristes (ou les campeurs), une zone de loisirs (barbecue et points d’eau potable)  au bord du lac permet de profiter de nuits calmes soulignées par les chants des grenouilles.

            
-          Konya (centre des steppes de l’Anatolie) fait une ronde autour de sa colline centrale Alaettin Tepesi où fut construite la mosquée Alaettin Camii terminée en 1221 et où verdoie un grand jardin public avec cafés, salle de spectacle,  parking bien utile pour un camping-car car on peut y passer la nuit (si on ne craint pas de s’endormir tard …). Konya est célèbre aussi car elle fut la ville de l’inspirateur de la confrérie des derviches tourneurs : Celaleddin Rumi (Mevlana, « notre guide » pour ses fidèles), l’un des plus grands philosophes mystiques, auteur d’œuvres poétiques et religieuses d’une portée universelle.
Visite du Karatay Müzesi, musée de la céramique : installé dans une ancienne école de théologie seldjoukide datant de 1252.



 



 





-          Zeytinbagi ( sud de la Mer de Marmara), village des olives et station balnéaire : maisons anciennes, église transformée en mosquée puis en maison de la Culture. Plusieurs boutiques proposent les huiles et olives produites dans la région.

.     Kütahya, au nord de l'arrière pays égéen, reste un centre faïencier actif avec de nombreuses boutiques au centre ville et une moderne galerie à la sortie nord de la ville. Un petit musée permet de voir quelques productions locales mais malheureusement les textes explicatifs en turc ne permettent pas d'avoir des renseignements éclairés.












Une boutique du centre ville
  

La Turquie, un pays où il ferait bon de retourner ... Güle güle !



samedi 3 décembre 2011

COMPTE-RENDU DE L’EXPOSITION TERRES DU COUCHANT – Exposition de céramiques modelées du Maroc et des Canaries qui a eu lieu à Perpignan (66), Palais des Rois de Majorque du 14 octobre au 20 novembre 2011

Je suis allée visiter l’exposition le samedi 29 octobre 2011 pour pouvoir assister le même jour aux conférences données.
Les intervenants  des conférences :
-          Georges Morin, président de l’association française Coup de soleil dont les activités sont essentiellement tournées vers l’information (réflexion sur l’histoire ou l’actualité du Maghreb et de l’intégration) et vers la culture (mise en valeur des livres, films, musiques et spectacles)
-          l’un des responsables départementaux de l’association Coup de soleil (contact : http://pyrenees-orientales.coupdesoleil.net)  a très aimablement présenté les différents intervenants et a souligné le rôle de tous les bénévoles de l’association qui ont participé à l’installation, l’accueil et la présentation de l’exposition. Ont été évoqué les stages de poterie animés par  Jean-Marie Giorgio  (Poterie de Carbassou) et destinés à redonner le goût de la poterie traditionnelle : des exemples des productions issues du dernier stage étaient exposés.
-          Ahmed Boukouss, recteur de l’IRCAM (Institut Royal de la Culture Amazighe du Maroc). Il a rappelé l’historique de la reconnaissance de l’Amazighe et de la culture berbère : coup d’arrêt aux études berbères en 1956 ; création d’une association de défense en 1967 ; reconnaissance par sa Majesté Hassan II de la langue et de la culture berbère en 1994 ; création de l’IRCAM en 2001 ; reconnaissance de l’Amazighe comme langue officielle du Maroc en 2011. Plusieurs  pôles d’actions : introduction de l’apprentissage de la langue dans le primaire (lourd travail de rédaction de manuels scolaires) et reconstruction d’une filière universitaire à partir de 2007 ; émissions programmées dans une chaîne télé généraliste ; recueil de la littérature orale (contes, poésies, devinettes, dictons) ; standardisation de la langue (comment introduire les néologismes ?) et de l’écriture.
-          Agnès Goffart, fondatrice de l’association marocaine Terres des Femmes. Elle est la cofondatrice de cette association qui valorise les productions de 120 potières du nord du Maroc dont 60 à Oued Laou. Actuellement une demande de reconnaissance de cette poterie modelée au patrimoine de l’humanité a été déposée à l’UNESCO. Du point de vue pratique, pour la vente de ces poteries, le site de l’association Artsouk  présente un catalogue et une possibilité de vente par correspondance. Les points de vente au Maroc : Salé, quartier Oulja, village des potiers et Rabat, kasbah des Oudaïas. Les rentrées d’argent ainsi faites ont permis aux potières d’acquérir des téléphones portables, de construire des chambres d’hôtes, voire de transformer leur maison en gîte.
Références :
www.artsouk.com
quelques voyagistes qui proposent des séjours dans les familles :  www.chaouenrural.org,
www.Marocchezlhabitant.com

-          Hammad  Berrada dont la publication en 2001 de La poterie féminine au Maroc en a fait une autorité dans ce domaine. Il se félicite de la reconnaissance future de cette poterie modelée. Ce qui était frappant auparavant c’était la maintenance de la tradition tribale dans les décors et dans les formes. La modernité et la diffusion de cette production entraîneront l’uniformisation de cette poterie plus tournée vers la vente aux touristes que dans l’usage quotidien lié au culinaire.  Les formes héritées d’un lointain passé ne pourront se retrouver que dans les productions des zones les plus inaccessibles.
L’exposition Terres du Couchant :  céramiques du Maroc et des Canaries
Sont présentées  pour le Maroc les productions de 37 potières appartenant à 16 tribus différentes. Ces tribus ont été regroupées par ensembles régionaux afin d’arriver à cerner un style régional, mais n’oublions pas le rôle plus essentiel des traditions tribales encore relativement vivaces.  Les 4 « régions » définies par les organisateurs de l’expo :
-          le Pré-Rif  (10 tribus sur les 16), versant atlantique de la chaîne du Rif, depuis le Haut-Loukkos jusqu’à la trouée de Taza ; le Sud-Est : Moyen Atlas. La céramique est recouverte d’un engobe peint et de dessins géométriques.
-          Le Sud-Est : Moyen Atlas. La céramique est souvent polie ; le goudron est souvent utilisé pour la décoration.
-          La Côte Méditerranéenne : la  céramique est souvent une poterie utilitaire décorée d’incisions ou une poterie peinte polie au galet et  décorée au jus de lentisque.
-          Le Zerhoun : sud du Sebou et nord de la plaine du Sais (province de Meknès). Les céramiques sont souvent décorées de cordons en relief et de dessins à l’oxyde de manganèse.
Remarquables dans cette exposition : les noms des potières sont données.
Sont présentées pour les Iles Canaries où se retrouve la même tradition berbère, 48 pièces soit d’un collectif de potiers de l’Ile de la Grande Canarie (6 ateliers différents), de Lanzarote et Fuerteventura soit  de Tenerife, La Palma et La Gomera. Beaucoup de ces poteries tentent de maintenir la tradition aborigène  dans des formes utilitaires polies au galet.
Références : catalogue de l’exposition : Terres du couchant : très intéressant, très documenté.
Les textes (pp. 11- 48) : La poterie féminine de tradition berbère  par JM Giorgio ; La céramique modelée, une tradition partagée entre le Nord de l’Afrique et les Canaries par JA Rodriguez Fleitas ; Racines d’Argile par JP Canamas ; Continuités et ruptures dans l’histoire des poteries modelées maghrébines par P Guichard.
Le catalogue de photos (pp.51-90) : riche et clair.
Les annexes (pp. 93-102) : sélection bibliographique ; petit lexique technique de la poterie modelée (Maroc et Canaries) qui traduit les termes usuels en arabe, rifain, espagnol ; profils de poteries modelées marocaines extraits de l’ouvrage de H Berrada ; carte du nord du Maroc avec localisation des villages et des tribus ; variations sur le thème du triangle d’après Motifs berbères  de R Sadeb.

Souvenirs du voyage au Maroc d’0ursinette et Ben en 2011 :







VISITE DU CENTRE CERAMIQUE DE GIROUSSENS ET L’EXPOSITION TERRES SIGILLEES


J’ai pu voir des œuvres  de dix céramistes,  deux peintres (Yvon Aubinel, Rolino Gaspari), un sculpteur Hugues Malbreil, un artiste plasticien Atelier Fer’ailleurs « Coquelin ».
Les céramistes présentés :
-          Pierre Bayle (1945-2004). Retrouvant la technique de la terre sigillée, il a créé une œuvre très personnelle inspirée de l’antique, des écrits de Jean-Henri Fabre et d’une pureté qui n’est pas sans rappeler les aspirations de l’Extrême-Orient. Il a été fidèle à la région de Narbonne où il est né (Aigues Vives) et où il s’est installé (Ginestas)

Je souhaiterais trouver, à un prix raisonnable,  le livre de Antoinette Faÿ –Hallé : Pierre Bayle (1996), catalogue de l’exposition à Sèvres. Avis aux amateurs.

-          Sophie Combres (1960-2006) : autre exposition de ses oeuvres (1980-2004) sous l'égide de l'association "Les Amis de Sophie Combres" au Musée de la Poterie Méditerranéenne, 14, rue de la Fontaine à Saint-Quentin-la-Poterie (30), jusqu'au 11 mars 2012.
http://www.musee-poterie-mediterranee.com/

-          Jean-Paul Azaïs (Atelier à Llauro [66] ; 04 68 39 40 35). Pour caractériser ses créations très originales, je reprends sa description dans le Guide des Céramistes2006 : « craquelures enfumées », « nécroses bleues ». Il porte une attention extrême aux engobes utilisés pour lesquels il « travaille » des terres recueillies dans son environnement immédiat. Les nuances subtiles obtenues par l’enfumage donnent à ses pièces soyeuses une beauté sans compromis.
Références : La Revue de la Céramique et du Verre, n° 90 de 1996 p.27-p.30 (très technique) ; 
n°138  de 2004 p.43 (conférence donnée par J.P.Azaïs)

-          Claude Bonon (Atelier à Monoblet [30] ; 04 66 30 58 33 et 06 22 15 08 37)

-          Dalloun (Atelier à Henrichemont [18] ; 02 48 26 96 51)

-          Serge Dos Santos (Atelier à Biot [06] ; 06 23 02 54 56)

-          Thierry Finidori (Atelier à Vallauris [06] ; 04 92 05 12 65 et 06 74 21 44 22)

-          Loïc Giorgio (Atelier à Rasiguères [66] ; 06 29 39 10 93)

-          Laetitia Pineda (Atelier à Loubejac [24] ; 06 77 68 08 38)

-          Evline Vanco (Atelier à Latrape [31] ; 05 61 98 50 61)

Les références des céramistes sont tirées du Guide des Céramistes, Editions de La Revue de la Céramique et du Verre, 2006

Dans ce centre, j'ai appris que Sainte Rufine était la patronne des potiers : née à Séville, elle devint potière avec sa soeur Juste. Lors d'une fête en l'honneur de Vénus, les deux soeurs refusèrent de donner leur argent pour une cérémonie commémorant la mort d'Adonis. Leur martyr commença alors. Elles sont vénérées en particulier à Séville le 17 juillet et dans le reste de l'Espagne le 19 juillet.
http://.fr.wikipedia.org/wiki/Juste_et_Rufine



vendredi 25 novembre 2011

De pot en pot, de terre en terre

Tenter ici de faire le point sur mes découvertes dans le domaine de la céramique : une visite d'expositions, d'un musée, une rencontre avec un (ou une) céramiste, la lecture d'un article intéressant.
Par exemple, mes dernières trouvailles :
      
          - la visite du village d'Uzech les Oules (46), ses épis de faîtage, son sentier des potiers, son Oulerie
http://.poterie-uzech-artisanat.com/
http://.mlucien.com/html/oulerieuzech.htm

          - l'acquisition d'un ouvrage sur les Charentes : Patrick Daniou - "Potiers et poteries de la Haute Saintonge et de l'Angoumois méridional du XIXe siècle à nos jours" . Université Francophone d'Eté Jonzac,1986.104 pp. Intéressant par l'historique et les photos des ustensiles produits dans les régions citées.