- Avanos, en Cappadoce, au nord de Göreme est traversé par le Kizil Irmal ou fleuve Rouge dont les rives donnent une terre rouge qui a permis l’installation de nombreux potiers sur ce site depuis la plus haute antiquité. C’est une petite ville très agréable où de nombreux commerçants parlent le français. La promenade le long du fleuve a été aménagée et permet d’observer les vols de canards qui ont élu domicile sur un îlot. Appréciable aussi, le marché du vendredi, coloré et bien achalandé. La vieille ville possède encore de belles maisons aux frontons sculptés. Avis aux camping-caristes : halte possible le long du fleuve, vers la gendarmerie.
Côté céramique : de nombreuses boutiques de potiers ; notre passage trop rapide dans cette ville ne nous a pas permis de voir les potiers en action.
Sur la grand-place, un monument réalisé par H.Omer Taskin en 1974 montre un potier à l’ouvrage, une femme et une fillette tissant un tapis, une femme assise sur un âne, un enfant émergeant d’une sacoche.
Le long du fleuve, ont été construits, par les élèves du Collège Professionnel de Cappadoce, des exemples de fours à sel, de fours anagama et norigama. Maître Fred Olsen (USA) a patronné la construction du four à sel lors du 6e Symposium de Céramique d’Avanos et de l’Atelier Four à sel, du 15 juin au 1er juillet 2008. Maître Yoshiyuki Ito et Maître Norinao Matsuyama (Japon) ont supervisé la construction des fours anagama et norigama lors du 7e Symposium de Céramique d’Avanos et de l’Atelier de cuisson anagama, du 13 au 28 septembre 2009.
- Bitlis : la ville se situe à 1545 m d’altitude, à 25km du lac de Van, sur le haut plateau anatolien. Encore beaucoup d’artisans (travail du fer), de petites boutiques, une atmosphère authentique. Des monuments anciens : mosquée et médresa du 11e siècle (en rénovation pour la transformer en musée). Un château domine la petite ville.
C’est dans ces rues étroites et animées que nous avons découvert des poteries culinaires rustiques (dont des barattes et des fours).
- Iznik : sud de la Mer de Marmara. Le centre d’Iznik est entouré de grands murs d’enceinte d’époque bizantine. La renommée d’Iznik pour les carreaux polychromes et une « faïence » (plus justement une céramique siliceuse : 80% de silice, 10% de fritte plombeuse, 10% d’argile blanche, recouverte d’un engobe également siliceux) inégalée à ce jour remonte à l’installation d’artisans chassés de la ville perse de Tabriz par le sultan Selim Ier, le « terrible » (1512-1520). Les productions de ces artisans (plats circulaires essentiellement et carreaux), de 1480 au début du 18e siècle, étaient principalement destinées aux Cours des Sultans. Réfèrences personnelles :
· Jean Rosen –Histoire d’une collection In La revue de la Céramique et du Verre, n° 147 mars-avril 2006, pp. 22-23
Jean Rosen (CNRS, Dijon) est un spécialiste de la faïence en France du 13e au 19e s. Il intervient dans une émission sur France Culture le mercredi 14 décembre 2011 : le Salon noir à 14 h30 sur le thème de l’archéologie des faïences de Nevers.
· Laure Soustiel – Céramiques ottomanes/Iznik In Catalogue de l’Exposition Un collectionneur et mécène marseillais. Faïences provençales et Céramiques ottomanes, 25 novembre 2006 - 18 mars 2007, pp.370- 423
Laure Soustiel est un expert en art islamique. Référence : http://www.soustiel.com/ qui présente, entre autres, un catalogue de pièces provenant d’Iznik.
Actuellement, des céramistes tentent de refaire vivre Iznik par leurs créations originales et variées : leurs boutiques sont installées principalement dans deux rues proches du centre et dans une ancienne medresa, Suleyman Pasa Medresesi.
Iznik est bordé par un lac dont les rives ombragées permettent un séjour agréable.
- Karatepe : à l’est de la Turquie méditerranéenne. Au bout d’une route serpentant dans une garrigue touffue, une promenade archéologique sans pareil dans un site hittite (13e siècle avant J.C.) avec des gravures tantôt attendrissantes tantôt majestueuses : à ne pas rater. C’est le Karatepe – Aslantas Müzesi ou musée du lion de pierre de la colline noire. Le site domine un lac de barrage, le lac Ceyhan : coup d’œil admiratif garanti. Le site possède un petit musée intéressant. Pour les campings-caristes (ou les campeurs), une zone de loisirs (barbecue et points d’eau potable) au bord du lac permet de profiter de nuits calmes soulignées par les chants des grenouilles.
- Konya (centre des steppes de l’Anatolie) fait une ronde autour de sa colline centrale Alaettin Tepesi où fut construite la mosquée Alaettin Camii terminée en 1221 et où verdoie un grand jardin public avec cafés, salle de spectacle, parking bien utile pour un camping-car car on peut y passer la nuit (si on ne craint pas de s’endormir tard …). Konya est célèbre aussi car elle fut la ville de l’inspirateur de la confrérie des derviches tourneurs : Celaleddin Rumi (Mevlana, « notre guide » pour ses fidèles), l’un des plus grands philosophes mystiques, auteur d’œuvres poétiques et religieuses d’une portée universelle.
Visite du Karatay Müzesi, musée de la céramique : installé dans une ancienne école de théologie seldjoukide datant de 1252.
- Zeytinbagi ( sud de la Mer de Marmara), village des olives et station balnéaire : maisons anciennes, église transformée en mosquée puis en maison de la Culture. Plusieurs boutiques proposent les huiles et olives produites dans la région.
. Kütahya, au nord de l'arrière pays égéen, reste un centre faïencier actif avec de nombreuses boutiques au centre ville et une moderne galerie à la sortie nord de la ville. Un petit musée permet de voir quelques productions locales mais malheureusement les textes explicatifs en turc ne permettent pas d'avoir des renseignements éclairés.
| Une boutique du centre ville |
La Turquie, un pays où il ferait bon de retourner ... Güle güle !
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